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le talisman, planche N° 10; nous devînmes invisibles, et les Arabes étonnés regardaient de tous les côtés sans nous apercevoir.
Il est impossible de peindre l’étonnement de ces misérables, leur chef paraissait consterné; le vieillard souriait, il prononça d’une voix forte : Natarter; et ils prirent la fuite avec la rapidité de l’éclair.
Soyez tranquilles, dit le vieillard, de longtemps ils n’oseront reparaître dans cette contrée.
Nous marchâmes encore quelque temps ; le temps s’écoulait avec une rapidité extraordinaire, la conversation du vieillard était si variée, si instructive qu’il était impossible de l’écouter sans être charmé de tout ce qu’il disait.
Retournons vers notre demeure. Et après avoir prononcé ces mots, il regarda le soleil et s’écria : Astre brillant, image de la divinité, toi qui vivifies la terre et donnes la vie à la nature, reçois mon hommage, puissé-je avant de quitter la terre jouir constamment de ta lumière !
Qui peut faire naître ces sombres idées, m’écriai-je aussitôt, pourquoi songez-vous à quitter la terre ?
Eh ! mon fils, chaque jour qui s’écoule, chaque pas que nous faisons, nous conduit vers la tombe. Heureux l’homme juste qui peut s’endormir en paix dans le