La Gallina Negra · La Poule Noire

La ciencia de los talismanes y anillos mágicos — Le Bailly, s. XIX

Impreso francés — Le Bailly, s. XIX
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TranscripciónFrancés (s. XIX)

LA POULE NOIRE,

ou

LA POULE AUX ŒUFS D'OR.

Avant que d'entrer en matière et de faire connaître à mes Lecteurs cette science profonde, qui, jusqu'à ce jour, a été l'objet des recherches les plus constantes et des plus profondes méditations, je dois leur découvrir comment ces secrets merveilleux m'ont été communiqués, et comment la divine providence, en me faisant échapper aux plus grands dangers, m'a, pour ainsi dire, conduit elle-même par la main, afin de prouver qu'il suffit de sa volonté pour élever jusqu'à elle le dernier des êtres, ou pour précipiter dans le néant ceux qui sont revêtus de la toute-puissance sur la terre. Tout nous vient donc de Dieu, Dieu est tout, et sans Dieu rien ne peut exister, Qui plus que moi doit être pénétré de

TraducciónEspañol

LA GALLINA NEGRA,

o

LA GALLINA DE LOS HUEVOS DE ORO.

Antes de entrar en materia y de dar a conocer a mis Lectores esta ciencia profunda, que hasta el día de hoy ha sido objeto de las investigaciones más constantes y de las más profundas meditaciones, debo revelarles cómo me fueron comunicados estos secretos maravillosos, y cómo la divina providencia, al hacerme escapar de los mayores peligros, me ha, por así decirlo, conducido ella misma de la mano, a fin de probar que basta su voluntad para elevar hasta sí al último de los seres, o para precipitar en la nada a quienes están revestidos de la omnipotencia sobre la tierra. Todo nos viene, pues, de Dios, Dios es todo, y sin Dios nada puede existir. ¿Quién más que yo debe estar penetrado de

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

14

cette vérité éternelle et sacrée ; et vous, qui lirez cet ouvrage, croyez ! ! !

Je faisais partie de l'expédition d'Egypte. Officier dans l'armée du génie, je fus témoin des succès et des revers de cette armée, qui victorieuse ou obligée de céder à la force des événements et des circonstances, se couvrit toujours de gloire.

Qu'on ne s'attende point à trouver ici aucun détail qui tienne à cette mémorable campagne, je n'en rapporterai qu'un seul trait qui me touche, et qui est nécessaire au développement que je dois donner à ce que j'ai annoncé dans ma préface.

J'avais été envoyé par le général sous les ordres duquel je me trouvais, pour lever le plan des pyramides ; il m'avait été donné une escorte de quelques chasseurs à cheval, et j'arrivai avec eux à ma destination sans éprouver aucun accident, ni sans rien apercevoir qui pût me faire présager le sort funeste qui nous attendait. Nous avions mis pied à terre auprès des pyramides ; nos chevaux étaient au piquet ; assis sur le sable, nous apaisions la faim qui nous tourmentait ; la gaîté française assaisonnait les mets qui composaient ce repas frugal : il était sur le point de se terminer, et j'allais

TraducciónEspañol

14

esta verdad eterna y sagrada; y vosotros, que leeréis esta obra, ¡creed! ¡¡creed!! ¡¡¡creed!!!

Formaba parte de la expedición de Egipto. Oficial en el ejército de ingenieros, fui testigo de los éxitos y de los reveses de aquel ejército que, victorioso u obligado a ceder a la fuerza de los acontecimientos y de las circunstancias, se cubrió siempre de gloria.

No se espere encontrar aquí ningún detalle que pertenezca a aquella memorable campaña; solo referiré un único rasgo que me atañe, y que es necesario para el desarrollo que debo dar a lo que he anunciado en mi prefacio.

Había sido enviado por el general bajo cuyas órdenes me hallaba, para levantar el plano de las pirámides; se me había dado una escolta de algunos cazadores a caballo, y llegué con ellos a mi destino sin sufrir accidente alguno, ni sin advertir nada que pudiera hacerme presagiar el funesto destino que nos aguardaba. Habíamos echado pie a tierra junto a las pirámides; nuestros caballos estaban en la estacada; sentados sobre la arena, aplacábamos el hambre que nos atormentaba; la alegría francesa sazonaba los manjares que componían aquel frugal sustento: estaba a punto de terminar, y yo iba a

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

[...] m’occuper de mon travail, lorsque tout-à-coup une horde d’Arabes du désert tomba sur nous. Nous n’avons pas le temps de nous mettre en défense, les coups de sabres pleuvent sur nous, les balles sifflent, je reçois plusieurs blessures, mes malheureux compagnons d’infortune sont couchés sur le sable, ou morts ou expirants, et nos cruels ennemis, après nous avoir enlevé nos armes et nos habits, s’emparent de nos chevaux, et disparaissent avec la rapidité de l’éclair.

Je restai quelque temps dans un état d’anéantissement, vis-à-vis de la mer ; enfin, reprenant un peu mes forces, je me soulevai avec peine ; j’avais deux coups de sabre sur la tête et un sur le bras gauche ; je regardai autour de moi, je ne vis que des cadavres, un ciel brûlant, un sable aride, un désert immense, une solitude affreuse, et l’espoir d’une mort certaine et cruelle. Je m’y résignai, en disant adieu à ma patrie, à mes parents, à mes amis, invoquant le ciel, je me traînai au pied de la pyramide, et le sang qui coulait avec abondance de mes blessures rougissait le sable sur lequel je rampais et qui devait bientôt être mon tombeau.

TraducciónEspañol

[...] ocuparme de mi trabajo, cuando de repente una horda de árabes del desierto cayó sobre nosotros. No tenemos tiempo de ponernos en defensa, los golpes de sable llueven sobre nosotros, las balas silban, recibo varias heridas, mis desdichados compañeros de infortunio quedan tendidos sobre la arena, muertos o agonizantes, y nuestros crueles enemigos, después de habernos quitado las armas y los vestidos, se apoderan de nuestros caballos y desaparecen con la rapidez del relámpago.

Permanecí algún tiempo en un estado de aniquilamiento, frente al mar; por fin, recobrando un poco mis fuerzas, me levanté con dificultad; tenía dos golpes de sable en la cabeza y uno en el brazo izquierdo; miré a mi alrededor, no vi más que cadáveres, un cielo abrasador, una arena árida, un desierto inmenso, una soledad espantosa, y la esperanza de una muerte cierta y cruel. Me resigné a ello, diciendo adiós a mi patria, a mis padres, a mis amigos, invocando al cielo, me arrastré hasta el pie de la pirámide, y la sangre que manaba con abundancia de mis heridas enrojecía la arena sobre la que me arrastraba y que pronto debía ser mi tumba.

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

[?]

Arrivé au pied d'une de ces merveilles du monde, je me mis sur mon séant, et appuyé sur cette masse énorme qui avait déjà vu s'écouler plusieurs siècles, et qui devait encore en voir plusieurs disparaître, je songeai au néant de mon existence qui allait bientôt finir, ainsi que le jour qui touchait à sa fin, car le soleil radieux était sur le point de se plonger dans l'océan.

Astre brillant, reçois mes adieux, dis-je avec émotion ; mes yeux ne te reverront plus, ta lumière bienfaisante ne m'éclairera plus : adieu ! et en prononçant cet adieu que je croyais éternel, il disparut, et la nuit vint le remplacer et couvrit l'univers de ses sombres voiles.

J'étais absorbé dans les plus tristes réflexions, lorsqu'un bruit léger se fit entendre à quelques pas de moi, une dalle de pierre se détacha de la pyramide et tomba sur le sable ; je me tournai de ce côté, et à la clarté d'un petit fanal qu'il portait dans sa main, j'aperçus un vieillard vénérable qui sortait de la pyramide [voyez note A) ; une barbe blanche tombait sur sa poitrine, un turban couvrait sa tête, et le reste de son costume m'annonça que c'était un Mahométan. Il jeta les yeux autour de lui, et

TraducciónEspañol

[?]

Llegado al pie de una de esas maravillas del mundo, me senté, y apoyado en aquella masa enorme que ya había visto transcurrir varios siglos y que aún debía ver desaparecer otros tantos, medité sobre la nada de mi existencia, que pronto iba a acabar, igual que el día que tocaba a su fin, pues el sol radiante estaba a punto de sumergirse en el océano.

«Astro brillante, recibe mis adioses —dije con emoción—; mis ojos no volverán a verte, tu luz bienhechora no volverá a iluminarme: ¡adiós!» Y al pronunciar este adiós que creía eterno, él desapareció, y la noche vino a reemplazarlo y cubrió el universo con sus sombríos velos.

Estaba absorto en las más tristes reflexiones, cuando un ruido ligero se dejó oír a algunos pasos de mí: una losa de piedra se desprendió de la pirámide y cayó sobre la arena; me volví hacia ese lado, y a la claridad de un pequeño farol que llevaba en la mano, divisé a un anciano venerable que salía de la pirámide [véase nota A); una barba blanca caía sobre su pecho, un turbante cubría su cabeza, y el resto de su atavío me anunció que era un mahometano. Echó los ojos en torno suyo, y

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17

avançant quelques pas, il heurta contre le cadavre d'un de mes malheureux compagnons d'infortune. O ciel ! dit-il en langue turque, un homme ; il se baissa, un français, il est mort : il leva les yeux au ciel en disant : ô Allah ; il découvrit ensuite les autres, il examina avec attention s'il n'en rencontrerait pas un qui respirât encore, et pour s'en assurer, je voyais sa main qui se portait vers la région du cœur. Ce bon vieillard reconnaissant qu'ils avaient tous cessé de vivre, poussa un gémissement douloureux et des larmes sillonnèrent ses joues ; il allait retourner sur ses pas et rentrer dans la pyramide, le désir de conserver mes jours se fit sentir, j'avais déjà fait le sacrifice de ma vie, mais l'espérance rentra dans mon cœur, et rassemblant toutes mes forces, je l'appelai, il m'entendit, et tournant son fanal de mon côté, il m'aperçut et s'avança vers moi en me tendant la main ; je la saisis et la pressai sur mes lèvres. Il vit que j'étais blessé, que le sang coulait de la blessure que j'avais à la tête. Il posa sa lanterne à terre, et détachant sa ceinture, il m'en couvrit le front ; il m'aida ensuite à me lever ; j'avais perdu beaucoup de sang, j'étais d'une faiblesse extrême, j'avais peine

2.

TraducciónEspañol

17

avanzando algunos pasos, tropezó con el cadáver de uno de mis desdichados compañeros de infortunio. ¡Oh cielo!, dijo en lengua turca, un hombre; se agachó, un francés, está muerto: alzó los ojos al cielo diciendo: ¡oh Allah!; descubrió después a los otros, examinó con atención si no encontraría a alguno que respirase todavía, y para asegurarse de ello, yo veía su mano que se dirigía hacia la región del corazón. Este buen anciano, reconociendo que todos habían dejado de vivir, lanzó un gemido doloroso y las lágrimas surcaron sus mejillas; iba a volver sobre sus pasos y entrar en la pirámide, el deseo de conservar mis días se hizo sentir, yo había ya hecho el sacrificio de mi vida, pero la esperanza volvió a entrar en mi corazón, y reuniendo todas mis fuerzas, lo llamé, me oyó, y volviendo su farol hacia mi lado, me divisó y se adelantó hacia mí tendiéndome la mano; la tomé y la apreté contra mis labios. Vio que estaba herido, que la sangre manaba de la herida que tenía en la cabeza. Puso su linterna en el suelo, y desatando su cinturón, con él me cubrió la frente; me ayudó después a levantarme; había perdido mucha sangre, estaba de una debilidad extrema, apenas podía

2.

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

18

de me soutenir. Il me mit son fanal dans la main, puis me prenant dans ses bras il me porta près l’ouverture de la pyramide par laquelle il était sorti : il me déposa doucement sur le sable, me serra affectueusement la main, et me fit entendre par un signe qu’il allait entrer dans la pyramide et revenir promptement. Je rendais grâce au ciel de ce secours inespéré qu’il m’envoyait, lorsque le vieillard reparut tenant, à sa main un flacon : il en ôta le bouchon, puis il versa quelques gouttes de liqueur et me la donna à boire : un parfum délicieux se répandit autour de moi ; à peine cette liqueur divine eut-elle pénétré dans mon estomac que je me sentis renaître, et que j’eus assez de force pour entrer dans la pyramide avec mon bienfaisant et généreux conducteur.

Nous nous arrêtâmes un instant. Il fut replacer la pierre qui était tombée, il l’assujettit avec une barre de fer ; ensuite il me prit par le bras, et nous descendîmes par une pente assez douce dans l’intérieur de la pyramide ; après avoir marché quelque temps par le même chemin, qui faisait plusieurs sinuosités, nous arrivâmes à une porte qu’il ouvrit par un secret ; il la re[...]

TraducciónEspañol

18

de sostenerme. Me puso su farol en la mano, luego, tomándome en sus brazos, me llevó cerca de la abertura de la pirámide por la que había salido: me depositó suavemente sobre la arena, me estrechó afectuosamente la mano y me dio a entender con una señal que iba a entrar en la pirámide y a volver en seguida. Daba yo gracias al cielo por aquel socorro inesperado que me enviaba, cuando el anciano reapareció, teniendo en su mano un frasco: le quitó el tapón, luego vertió unas gotas de licor y me lo dio a beber: un perfume delicioso se esparció a mi alrededor; apenas hubo penetrado aquel licor divino en mi estómago cuando me sentí renacer, y tuve bastante fuerza para entrar en la pirámide con mi bienhechor y generoso conductor.

Nos detuvimos un instante. Volvió a colocar la piedra que había caído, la sujetó con una barra de hierro; luego me tomó del brazo, y descendimos por una pendiente bastante suave hacia el interior de la pirámide; después de haber caminado algún tiempo por el mismo camino, que hacía varias sinuosidades, llegamos a una puerta que abrió mediante un secreto; la re[...]

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

ferma avec soin, et ayant traversé une salle immense, nous entrâmes dans une autre pièce, une lampe était suspendue à la voûte ; il y avait une table couverte de livres, plusieurs sièges à l’orientale, et un lit de repos; le bon vieillard m’y conduisit, me fit asseoir, et posant sa lanterne sur la table, il ouvrit une espèce d’armoire d’où il tira plusieurs vases.

Il s’approcha de moi, m’invita à quitter mes vêtements avec une attention, une complaisance dont on trouverait difficilement un second modèle, et après avoir examiné mes blessures, il y mit un premier appareil avec plusieurs baumes renfermés dans ces vases dont j’ai déjà parlé. À peine furent-ils appliqués sur mes bras et ma tête, que les douleurs se calmèrent. Il m’invita à m’étendre sur le lit de repos, et bientôt le sommeil bienfaisant et réparateur vint s’appesantir sur mes paupières, et j’en goûtai toutes les douceurs.

Lorsque je me réveillai, je regardai autour de moi, et je vis le bon vieillard assis à mes côtés, et qui n’avait pas voulu prendre de repos tandis que je dormais, tant il craignait que je n’eusse besoin de secours. Je lui en témoignai toute ma reconnais-[...]

TraducciónEspañol

cerró con cuidado, y tras atravesar una sala inmensa, entramos en otra pieza; una lámpara estaba suspendida de la bóveda; había una mesa cubierta de libros, varios asientos a la oriental, y un lecho de reposo; el buen anciano me condujo allí, me hizo sentar, y posando su linterna sobre la mesa, abrió una especie de armario de donde sacó varios vasos.

Se acercó a mí, me invitó a quitarme los vestidos con una atención y una complacencia de las que difícilmente se hallaría un segundo modelo, y después de haber examinado mis heridas, puso en ellas un primer apósito con varios bálsamos encerrados en esos vasos de los que ya he hablado. Apenas fueron aplicados sobre mis brazos y mi cabeza, cuando los dolores se calmaron. Me invitó a tenderme sobre el lecho de reposo, y pronto el sueño bienhechor y reparador vino a posarse sobre mis párpados, y gusté todas sus dulzuras.

Cuando me desperté, miré en torno mío, y vi al buen anciano sentado a mi lado, que no había querido tomar descanso mientras yo dormía, tanto temía que yo tuviera necesidad de socorro. Le testimonié todo mi reconocim-[...]

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20

[...]sance, par les signes les plus expressifs ; il me fit entendre, de la même manière, que je devais rester tranquille. Il me donna une nouvelle potion de ces cordiaux dont j’avais déjà éprouvé les heureux effets ; ensuite il me regarda avec une extrême attention, et reconnaissant qu’il n’y avait rien à craindre pour ma vie, il me serra affectueusement la main, et se coucha sur des coussins qui étaient de l’autre côté de la chambre où nous étions, et bientôt je l’entendis qui dormait d’un sommeil aussi profond que paisible.

O bienfaisance, disais-je en moi-même, tu es la vertu par excellence, et une émanation pure de la divinité ; tu réunis, tu rapproches les humains, et tu leur fais oublier les maux auxquels ils sont en proie ; par toi, ils renaissent au bonheur, ou plutôt tu es ce bonheur, objet de tous leurs vœux et de tous leurs désirs.

Mon hôte fit un mouvement et se leva. Il vint à moi, sourit en me voyant dans un état de calme et de tranquillité qui ne lui laissait aucune crainte sur mon existence. Il me fit entendre qu’il allait me quitter pour sortir de la pyramide, et voir ce qui se passait au-dehors. Il apporta près de moi ce qu’il jugea m’être nécessaire, si j’é[...]

TraducciónEspañol

20

[...]sance, por las señales más expresivas; me dio a entender, del mismo modo, que debía permanecer tranquilo. Me dio una nueva poción de aquellos cordiales cuyos felices efectos ya había experimentado; después me miró con extremada atención y, reconociendo que nada había que temer por mi vida, me estrechó afectuosamente la mano y se acostó sobre unos cojines que estaban al otro lado de la cámara en que nos hallábamos, y pronto lo oí dormir con un sueño tan profundo como apacible.

¡Oh, beneficencia —me decía yo para mis adentros—, tú eres la virtud por excelencia y una emanación pura de la divinidad; tú reúnes, tú acercas a los humanos y les haces olvidar los males a que están sujetos; por ti renacen a la felicidad, o más bien tú eres esa felicidad, objeto de todos sus votos y de todos sus deseos!

Mi huésped hizo un movimiento y se levantó. Vino hacia mí, sonrió al verme en un estado de calma y tranquilidad que no le dejaba temor alguno sobre mi existencia. Me dio a entender que iba a dejarme para salir de la pirámide y ver lo que ocurría fuera. Trajo junto a mí lo que juzgó que me era necesario, si yo es[...]

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21

[?] quelque besoin et me laissa seul.

Jusqu'à ce moment, je n'avais fait aucune réflexion sur tout ce qui m'était arrivé et sur les suites de cet événement ; je me trouvais en sûreté dans ce souterrain. Je n'avais aucune inquiétude relativement à mon hôte ; mais enfin il faudrait bien finir par le quitter après ma guérison, et rejoindre l'armée. Ces idées m'occupaient lorsque je vis rentrer le vieillard ; il me fit comprendre que plusieurs corps d'Arabes et de Mamelouks parcouraient la plaine, qu'il les avait aperçus sans être vu, parce que sa retraite était impénétrable à tous les regards ; qu'il aurait soin de moi, qu'il me regardait comme son fils, et que je pouvais me livrer à la plus grande sécurité. Je lui témoignai toute ma reconnaissance, il en parut satisfait, et comme j'avais l'air mécontent de ne pouvoir m'exprimer que par signes, il m'apporta un livre, en m'indiquant qu'avec son secours nous pourrions bientôt nous communiquer mutuellement nos pensées.

La carrière que j'avais suivie depuis mon enfance m'avait familiarisé avec la méditation ; j'aimais l'étude et je fus bientôt en état de me faire entendre de mon généreux vieillard : il mettait d'ailleurs

TraducciónEspañol

21

[?] alguna necesidad y me dejó solo.

Hasta ese momento no había hecho ninguna reflexión sobre todo lo que me había sucedido y sobre las consecuencias de aquel acontecimiento; me hallaba a salvo en aquel subterráneo. No tenía ninguna inquietud en cuanto a mi huésped; pero, al fin y al cabo, tendría que acabar por dejarlo después de mi curación y reunirme con el ejército. Estas ideas me ocupaban cuando vi entrar de nuevo al viejo; me hizo comprender que varios cuerpos de Arabes y de Mamelouks recorrían la llanura, que los había divisado sin ser visto, porque su retiro era impenetrable a todas las miradas; que cuidaría de mí, que me miraba como a su hijo, y que podía entregarme a la mayor seguridad. Le testimonié todo mi reconocimiento; pareció satisfecho, y como yo tenía el aire descontento de no poder expresarme más que por señas, me trajo un libro, indicándome que con su ayuda pronto podríamos comunicarnos mutuamente nuestros pensamientos.

La carrera que había seguido desde mi infancia me había familiarizado con la meditación; amaba el estudio y pronto estuve en disposición de hacerme entender de mi generoso viejo: él ponía, por lo demás,

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

22

une telle complaisance dans les leçons qu'il me donnait, qu'avec moins de bonne volonté, un autre eût fait des progrès. Je passe sous silence tout ce qui est relatif à ma nouvelle éducation. Mon entière guérison et ma convalescence furent plus longues que je ne l'aurais cru ; mon hôte sortait de temps en temps pour savoir ce qui se passait : il était dans une ignorance absolue des événements de la terre. Enfin, un jour il fut plus longtemps qu'à l'ordinaire, et à son retour il m'apprit que l'armée française avait évacué l'Égypte, que je resterais avec lui, qu'il me ferait oublier par sa tendresse et son amitié mon espèce de captivité, que mon sort ne serait pas aussi cruel que je pouvais le penser, qu'il m'apprendrait des choses qui m'étonneraient, tout en m'instruisant, et que je n'aurais rien à désirer du côté de la fortune.

Je commençais à entendre la langue turque, il me dit de me lever, je lui obéis, il me prit par la main, me conduisit au bout de la chambre. Il ouvrit une porte opposée à celle par laquelle on entrait, et prenant une lampe sur la table, nous entrâmes dans un souterrain où je vis plusieurs coffres rangés ; il les ouvrit, ils [...]

TraducciónEspañol

22

tal complacencia en las lecciones que me daba, que con menos buena voluntad, otro habría hecho progresos. Paso en silencio todo lo relativo a mi nueva educación. Mi entera curación y mi convalecencia fueron más largas de lo que habría creído; mi huésped salía de tiempo en tiempo para saber lo que pasaba: estaba en una ignorancia absoluta de los acontecimientos de la tierra. En fin, un día tardó más que de costumbre, y a su regreso me enteró de que el ejército francés había evacuado Egipto, que yo permanecería con él, que me haría olvidar con su ternura y su amistad mi especie de cautividad, que mi suerte no sería tan cruel como podía pensarlo, que me enseñaría cosas que me asombrarían, a la vez que me instruirían, y que nada tendría que desear por parte de la fortuna.

Empezaba a entender la lengua turca; me dijo que me levantara, le obedecí, me tomó de la mano, me condujo al fondo de la cámara. Abrió una puerta opuesta a aquella por la que se entraba, y tomando una lámpara de la mesa, entramos en un subterráneo donde vi varios cofres alineados; los abrió, [...]

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

23

étaient pleins d’or et de pierreries de toute espèce. Vous voyez, mon fils, qu’avec cela on ne craint pas la pauvreté. Tout vous appartient. J’approche de la fin de ma carrière, et je serai heureux de vous en laisser la possession. Ces trésors ne sont point le fruit de l’avarice et d’un sordide intérêt, je les dois à la connaissance des sciences occultes qui me sont familières, et à la faveur que m’a accordée le Grand-Être de pénétrer les secrets de la nature.

Je puis encore commander à des Êtres qui peuplent la terre et les airs, et qui ne sont pas visibles pour le commun des hommes. Je vous aime, mon cher fils, j’ai reconnu en vous de la candeur, de la franchise, l’amour de la vérité et l’aptitude pour les sciences, et avant peu je veux que vous sachiez ce que m’ont coûté plus de vingt-quatre ans de recherches, de méditations et d’expériences.

La science des mages, le langage des hiéroglyphes sont perdus par la faute des hommes : seul j’en suis dépositaire. Je vous ferai ces précieuses confidences, et nous lirons ensemble ces caractères tracés sur les pyramides, qui ont fait le désespoir de tous les savants, et devant lesquels ils ont pâli depuis plusieurs siècles.

TraducciónEspañol

23

estaban llenos de oro y de piedras preciosas de toda especie. Veis, hijo mío, que con eso no se teme la pobreza. Todo os pertenece. Me acerco al fin de mi carrera, y seré dichoso de dejaros su posesión. Estos tesoros no son fruto de la avaricia ni de un sórdido interés; los debo al conocimiento de las ciencias ocultas que me son familiares, y al favor que me ha concedido el Gran Ser de penetrar los secretos de la naturaleza.

Puedo aún mandar a unos Seres que pueblan la tierra y los aires, y que no son visibles para el común de los hombres. Os amo, querido hijo mío; he reconocido en vos la candidez, la franqueza, el amor a la verdad y la aptitud para las ciencias, y dentro de poco quiero que sepáis lo que me han costado más de veinticuatro años de investigaciones, de meditaciones y de experiencias.

La ciencia de los magos y el lenguaje de los jeroglíficos están perdidos por culpa de los hombres: sólo yo soy depositario de ellos. Os haré estas preciosas confidencias, y leeremos juntos esos caracteres trazados sobre las pirámides, que han sido la desesperación de todos los sabios, y ante los cuales han palidecido desde hace varios siglos.

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

L’espèce de ton prophétique avec lequel il me parlait m’en imposa, et j’éprouvai le désir le plus vif de connaître ce qu’il m’annonçait, et je le lui dis dans la langue turque que je commençais à comprendre et à parler de manière à me faire entendre.

Vos vœux seront remplis, me dit mon père adoptif, élevant ensuite une de ses mains vers la voûte du souterrain, il ajouta d’un ton solennel : Adorez, mon fils, adorez le très-bon et le très-grand Dieu des sages, et ne vous enorgueillissez jamais de ce qu’il vous a fait rencontrer un des enfants de la sagesse, pour vous associer à leur compagnie, et pour vous faire participant des merveilles de sa toute-puissance.

Après avoir achevé cette espèce d’invocation, il me dit, en me regardant : tels sont les principes dont vous devez être pénétré ; tâchez de vous rendre digne de recevoir la lumière ; l’heure de votre régénération est arrivée : il ne tiendra qu’à vous d’être une nouvelle créature.

Priez ardemment celui qui seul a la puissance de créer des cœurs nouveaux, de vous en donner un qui soit capable des grandes choses que j’ai à vous apprendre, et de m’inspirer de ne vous rien taire des

TraducciónEspañol

La especie de tono profético con que me hablaba me impuso, y experimenté el deseo más vivo de conocer lo que me anunciaba, y se lo dije en la lengua turca, que comenzaba a comprender y a hablar de manera que me hiciera entender.

—Vuestros deseos serán cumplidos —me dijo mi padre adoptivo—; y, elevando luego una de sus manos hacia la bóveda del subterráneo, añadió en tono solemne: Adorad, hijo mío, adorad al muy bueno y muy grande Dios de los sabios, y nunca os enorgullezcáis de que os haya hecho encontrar a uno de los hijos de la sabiduría, para asociaros a su compañía y para haceros partícipe de las maravillas de su omnipotencia.

Después de haber acabado esta especie de invocación, me dijo, mirándome: tales son los principios de los que debéis estar penetrado; procurad haceros digno de recibir la luz; la hora de vuestra regeneración ha llegado: no dependerá más que de vosotros el ser una nueva criatura.

Pedid ardientemente a Aquel que solo tiene el poder de crear corazones nuevos, que os dé uno que sea capaz de las grandes cosas que tengo que enseñaros, y de inspirarme para no ocultaros nada de

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

mystères de la nature. Priez, espérez. Je loue la sagesse éternelle de ce qu’elle a mis dans mon âme la volonté de vous découvrir ses vérités ineffables : que vous serez heureux, mon fils ! si elle a la bonté de mettre dans votre âme les dispositions que ces hauts mystères demandent de vous.

Vous allez apprendre à commander à toute la nature ; Dieu seul sera votre maître, et les sages seuls [?] égaux. Les suprêmes intelligences se feront gloire d’obéir à vos désirs ; les démons n’oseront se trouver où vous serez ; votre voix les fera trembler dans le puits de l’abîme, et tous les peuples invisibles qui habitent les quatre éléments, s’estimeront heureux d’être les ministres de vos plaisirs.

Je vous adore, ô grand Dieu ! d’avoir couronné l’homme de tant de gloire, et de l’avoir établi souverain monarque de tous les ouvrages de vos mains.

Sentez-vous, mon fils, sentez-vous cette ambition héroïque qui est le caractère certain des enfants de la sagesse ? Osez-vous désirer de ne servir que Dieu seul, et de dominer sur tout ce qui n’est point Dieu ? Avez-vous compris ce que c’est qu’être homme, et ne vous répugnerait-il pas d’être esclave, puisque vous êtes né pour être

3

TraducciónEspañol

misterios de la naturaleza. Orad, esperad. Alabo la sabiduría eterna porque ha puesto en mi alma la voluntad de descubriros sus verdades inefables: ¡qué dichoso seréis, hijo mío, si ella tiene la bondad de poner en vuestra alma las disposiciones que estos altos misterios exigen de vosotros!

Vais a aprender a mandar a toda la naturaleza; solo Dios será vuestro dueño, y solo los sabios [?] iguales. Las inteligencias supremas se harán gloria de obedecer a vuestros deseos; los demonios no osarán hallarse donde vosotros estéis; vuestra voz los hará temblar en el pozo del abismo, y todos los pueblos invisibles que habitan los cuatro elementos se estimarán dichosos de ser los ministros de vuestros placeres.

¡Os adoro, oh gran Dios!, por haber coronado al hombre de tanta gloria y por haberle establecido soberano monarca de todas las obras de vuestras manos.

¿Sentís, hijo mío, sentís esa ambición heroica que es el carácter cierto de los hijos de la sabiduría? ¿Osáis desear no servir sino a Dios solo, y dominar sobre todo lo que no es Dios? ¿Habéis comprendido lo que es ser hombre, y no os repugnaría ser esclavo, pues habéis nacido para ser

3

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Impreso francés — Le Bailly, s. XIX
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TranscripciónFrancés (s. XIX)

26

souverain? et si vous avez ces nobles pensées, comme les signes que je découvre sur votre figure ne me permettent pas d’en douter, considérez mûrement si vous aurez le courage et la force de renoncer à toutes les choses qui peuvent être un obstacle à parvenir à l’élévation pour laquelle vous êtes né.

Il s’arrêta là, et me regarda fixement, comme attendant ma réponse, ou comme cherchant à lire dans mon cœur.

Je lui demandai à quoi faut-il renoncer?

— A tout ce qui est mal, pour ne s’occuper que de ce qui est bien ; à ce penchant que nous apportons presque tous en naissant, et qui nous porte au vice plutôt qu’à la vertu; à ces passions qui nous rendent esclaves de nos sens et qui nous empêchent de nous livrer à l’étude, d’en goûter les douceurs et d’en cueillir les fruits. Vous voyez, mon cher fils, que le sacrifice que j’exige de vous n’a rien de pénible et n’est pas au-dessus de vos forces ; au contraire, il vous fera approcher de la perfection, autant qu’il est possible à l’homme d’y atteindre : acceptez-vous ce que je vous propose?

O mon père, répondis-je, rien n’est [...]

TraducciónEspañol

26

¿soberano? y si tenéis esos nobles pensamientos, como los signos que descubro en vuestro rostro no me permiten dudarlo, considerad maduramente si tendréis el valor y la fuerza de renunciar a todas las cosas que pueden ser un obstáculo para alcanzar la elevación para la cual habéis nacido.

Se detuvo ahí, y me miró fijamente, como esperando mi respuesta, o como tratando de leer en mi corazón.

Le pregunté: ¿a qué hay que renunciar?

— A todo lo que está mal, para no ocuparse más que de lo que está bien; a esa inclinación que casi todos traemos al nacer, y que nos lleva al vicio más que a la virtud; a esas pasiones que nos hacen esclavos de nuestros sentidos y que nos impiden entregarnos al estudio, saborear sus dulzuras y recoger sus frutos. Veis, mi querido hijo, que el sacrificio que exijo de vosotros no tiene nada de penoso y no está por encima de vuestras fuerzas; al contrario, os hará acercaros a la perfección, tanto como le es posible al hombre alcanzarla: ¿aceptáis lo que os propongo?

Oh padre mío, respondí, nada es [...]

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

27

plus conforme à mes désirs : que peut-on préférer à la sagesse et à la vertu? Il suffit, dit le vieillard. Avant que de vous développer entièrement la doctrine qui doit vous initier aux mystères les plus profonds et les plus sacrés, il faut que vous sachiez que les élémens sont habités par des créatures très-parfaites. Cet espace immense qui est entre la terre et les deux [?], a des habitants bien plus nobles que les oiseaux et les moucherons ; ces mers si vastes ont bien d'autres hôtes que les dauphins et les baleines; il en est de même de la profondeur de la terre qui contient autre chose que l'eau et les minéraux; et l'élément du feu, plus noble que les trois autres, n'a pas été fait pour demeurer inutile et vide. L'air est plein d'une innombrable multitude de peuples de figure humaine, un peu fiers en apparence, mais dociles en effet : grands amateurs des sciences, subtils, officieux pour les sages, et ennemis des sots et des ignorants : ce sont les sylphes. Les mers et les fleuves sont habités par les Ondins ; la terre est remplie presque jusqu'au centre, de Gnômes, gardiens des trésors et des pierreries : ceux-ci sont ingénieux, amis de l'homme et faciles

TraducciónEspañol

27

más conforme a mis deseos: ¿qué se puede preferir a la sabiduría y a la virtud? Basta, dijo el anciano. Antes de exponeros por entero la doctrina que debe iniciaros en los misterios más profundos y más sagrados, es preciso que sepáis que los elementos están habitados por criaturas muy perfectas. Ese espacio inmenso que hay entre la tierra y los dos [?], tiene habitantes mucho más nobles que los pájaros y los mosquitos; esos mares tan vastos tienen bien otros huéspedes que los delfines y las ballenas; lo mismo sucede con la profundidad de la tierra, que contiene otra cosa que el agua y los minerales; y el elemento del fuego, más noble que los otros tres, no ha sido hecho para permanecer inútil y vacío. El aire está lleno de una innumerable multitud de pueblos de figura humana, un poco soberbios en apariencia, pero dóciles en efecto: grandes amantes de las ciencias, sutiles, serviciales con los sabios, y enemigos de los necios y de los ignorantes: son los sílfides. Los mares y los ríos están habitados por los Ondins; la tierra está llena casi hasta el centro de Gnomos, guardianes de los tesoros y de las piedras preciosas: estos son ingeniosos, amigos del hombre y fáciles

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

[...] à commander; ils fournissent aux enfants des sages tout l'argent qui leur est nécessaire, et ne demandent pour prix de leurs services que la gloire d'être commandés. (Voyez note B.)

Quant aux Salamandres, habitants enflammés de la région du feu, ils servent aux philosophes; mais ils ne recherchent pas avec empressement leur compagnie.

Je pourrais encore vous parler des génies familiers; Socrate eut le sien ainsi que Pythagore et quelques autres sages. J'en ai un aussi, il est près de moi lorsque je puis avoir besoin de lui : vous le verrez.

Cela vous paraîtra sans doute extraordinaire, mais lors même que vos yeux ne vous convaincraient pas de la vérité, vous pourriez y croire, si vous avez quelque confiance dans Socrate, Platon, Pythagore, Zoroastre, Celse, Pseltus, Procle, Porphyre, Jamblique, Ptoteit, Trismégiste, et d'autres sages dont les lumières doivent ajouter à celles que donne la raison naturelle.

Il me reste encore à vous parler des talismans, de ces anneaux magiques qui vous donnent le pouvoir de commander à tous les éléments, d'éviter tous les dangers, toutes les embûches de vos ennemis,

TraducciónEspañol

[...] a mandar; procuran a los hijos de los sabios todo el dinero que les es necesario, y no piden como precio de sus servicios sino la gloria de ser mandados. (Véase la nota B.)

En cuanto a las Salamandras, habitantes inflamados de la región del fuego, sirven a los filósofos; pero no buscan con empeño su compañía.

Aún podría hablaros de los genios familiares; Sócrates tuvo el suyo, así como Pitágoras y algunos otros sabios. Yo tengo también uno; está cerca de mí cuando puedo tener necesidad de él: vos lo veréis.

Esto os parecerá sin duda extraordinario, mas aun cuando vuestros ojos no os convencieran de la verdad, podríais creerla, si tenéis alguna confianza en Sócrates, Platón, Pitágoras, Zoroastro, Celse, Pseltus, Procle, Porfirio, Jamblique, Ptoteit, Trismégiste, y otros sabios cuyas luces deben añadirse a las que da la razón natural.

Aún me queda por hablaros de los talismanes, de esos anillos mágicos que os dan el poder de mandar a todos los elementos, de evitar todos los peligros, todas las asechanzas de vuestros enemigos,

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

29

en assurant le succès de vos entreprises et l’accomplissement de tous vos vœux ; il se leva, ouvrit un coffre qui se trouvait au pied du lit de repos, il en tira une cassette de bois de cèdre recouverte de plaques d’or, enrichies de diamans d’un éclat et d’un pur extraordinaires ; la serrure était également d’or ainsi que la clé sur laquelle il y avait des caractères hiéroglyphiques gravés avec un art admirable.

Il ouvrit cette cassette et je vis une grande quantité de talismans et d’anneaux enrichis de diamans, et sur lesquels étaient gravés des caractères magiques et cabalistiques : il était impossible de les regarder sans en être ébloui.

Vous les voyez, mon fils, ils ont chacun leurs vertus, leurs propriétés, mais pour en faire usage il faut les connaître, ainsi que la langue des sages pour prononcer les mots mystérieux qui sont gravés dessus. Je vous les apprendrai avant de travailler avec vous au grand œuvre avec les esprits et les animaux qui sont soumis à mes lois et qui m’obéissent aveuglément. (Voyez note C.)

Vous verrez, lorsque vous serez initié à tous ces mystères, de combien d’erreurs se sont rendus coupables la plupart de ceux 3.

TraducciónEspañol

29

asegurando el éxito de vuestras empresas y el cumplimiento de todos vuestros deseos; se levantó, abrió un cofre que se encontraba al pie del lecho de reposo, sacó de él un cofrecillo de madera de cedro recubierto de placas de oro, enriquecidas de diamantes de un brillo y de una pureza extraordinarios; la cerradura era igualmente de oro, así como la llave, sobre la cual había caracteres jeroglíficos grabados con un arte admirable.

Abrió aquel cofrecillo y vi una gran cantidad de talismanes y de anillos enriquecidos de diamantes, y sobre los cuales estaban grabados caracteres mágicos y cabalísticos: era imposible mirarlos sin quedar deslumbrado.

Ya los veis, hijo mío; cada uno tiene sus virtudes, sus propiedades, pero para hacer uso de ellos es preciso conocerlos, así como la lengua de los sabios, para pronunciar las palabras misteriosas que están grabadas en ellos. Os los enseñaré antes de trabajar con vos en la gran obra, con los espíritus y los animales que están sometidos a mis leyes y que me obedecen ciegamente. (Véase nota C.)

Veréis, cuando seáis iniciado en todos estos misterios, de cuántos errores se han hecho culpables la mayoría de aquellos 3.

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

30

qui prétendent s'être asservi la nature : ils aimaient la vérité, et crurent la découvrir par la voie des notions abstraites, et s'égarèrent sur la foi d'une raison dont ils ne connaissaient pas les bornes.

Le vulgaire ne voit autour du globe qu'il habite, qu'une voûte étincelante de lumière pendant le jour, semée d'étoiles pendant la nuit ; ce sont là les bornes de son univers. Celui de quelques philosophes en a plus, et s'est accru presque de nos jours au point d'effrayer notre imagination. De là, quelle prodigieuse carrière s'est tout-à-coup offerte à l'esprit humain ? employez l'éternité même pour la parcourir ; prenez les ailes de l'aurore, volez à la planète de Saturne dans les deux[?] qui s'étendent au-dessus de cette planète, vous trouverez sans cesse de nouvelles sphères, de nouveaux globes, des mondes s'accumulant les uns sur les autres ; vous trouverez l'infini dans la matière, dans l'espace, dans le mouvement, dans le nombre des nuances et des astres qui les embellissent ; et comme notre âme s'étend avec nos idées, et s'assimile en quelque façon aux objets dont elle se pénètre, combien un homme doit-il s'enorgueillir d'avoir percé ces profondeurs

TraducciónEspañol

30

que pretenden haber esclavizado la naturaleza: amaban la verdad, y creyeron descubrirla por la vía de las nociones abstractas, y se extraviaron confiando en una razón cuyos límites no conocían.

El vulgo no ve en torno al globo que habita más que una bóveda resplandeciente de luz durante el día, sembrada de estrellas durante la noche; ésos son los límites de su universo. El de algunos filósofos tiene más, y se ha acrecentado casi en nuestros días hasta el punto de espantar nuestra imaginación. De ahí, ¡qué prodigiosa carrera se ha ofrecido de repente al espíritu humano! Emplead la eternidad misma para recorrerla; tomad las alas de la aurora, volad al planeta de Saturno, a los dos[?] que se extienden por encima de ese planeta, encontraréis sin cesar nuevas esferas, nuevos globos, mundos acumulándose unos sobre otros; encontraréis el infinito en la materia, en el espacio, en el movimiento, en el número de matices y de astros que los embellecen; y como nuestra alma se extiende con nuestras ideas, y se asimila en cierto modo a los objetos de que se penetra, ¡cuánto debe enorgullecerse un hombre de haber penetrado esas profundidades

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

31

inconcevables? j’y suis parvenu, grâce à la sagesse, et vous y parviendrez aussi. Il se leva, et prenant plusieurs manuscrits qui étaient sur la table : ces livres précieux, mon cher fils, vous feront connaître des choses inconnues au reste des humains, et qui vous paraîtront n’avoir jamais existé; ces livres ont échappé à l’incendie de la bibliothèque des Ptolomée (voyez note D), ils en ont éprouvé quelques atteintes comme vous le voyez; en effet, plusieurs pages avaient été noircies par le feu. Eh bien ! c’est aux connaissances que j’ai puisées dans ces ouvrages que je dois le pouvoir de commander à tous les êtres qui habitent les régions aériennes et terrestres, connues et inconnues des hommes.

O mon fils! prosternez-vous devant la divinité; déplorez, en sa présence, les égarements de l’esprit humain, et promettez-lui d’être aussi vertueux qu’il est possible à l’homme de l’être. Gardez-vous d’étudier la morale dans des écrits ignorés de la multitude, dans des systèmes produits par la chaleur de l’imagination, par l’inquiétude de l’esprit ou par le désir de la célébrité qui tourmentaient leurs auteurs, mais cherchez-la dans leur conduite; dans ces

TraducciónEspañol

31

¿inconcebibles? Yo he llegado a ello gracias a la sabiduría, y vosotros también lo lograréis. Se levantó, y tomando varios manuscritos que estaban sobre la mesa: estos libros preciosos, mi querido hijo, os harán conocer cosas desconocidas para el resto de los humanos, y que os parecerán no haber existido jamás; estos libros escaparon al incendio de la biblioteca de los Ptolomée (véase la nota D), han sufrido algunos ataques de él, como veis; en efecto, varias páginas habían sido ennegrecidas por el fuego. ¡Pues bien! Es a los conocimientos que he sacado de estas obras a los que debo el poder de mandar a todos los seres que habitan las regiones aéreas y terrestres, conocidas e ignoradas de los hombres.

¡Oh, hijo mío! Postraos ante la divinidad; deplorad, en su presencia, los extravíos del espíritu humano, y prometedle ser tan virtuoso como le es posible al hombre serlo. Guardaos de estudiar la moral en escritos ignorados por la multitud, en sistemas producidos por el calor de la imaginación, por la inquietud del espíritu o por el deseo de la celebridad que atormentaban a sus autores, sino buscadla en su conducta; en esos

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

32

ouvrages où, n’ayant d’autre intérêt que celui de la vérité, et d’autre but que l’utilité publique, ils rendent aux mœurs et à la vertu l’hommage qu’elles ont obtenu dans tous les temps et chez tous les peuples.

J’écoutais ce bon vieillard avec une admiration mêlée de respect, il avait cessé de parler et je croyais l’entendre encore : une douce majesté régnait dans tous ses traits, et la persuasion semblait couler de ses lèvres, comme un ruisseau limpide s’échappe d’un coteau, pour fertiliser les prairies ; il s’aperçut de mon admiration qui tenait de l’extase. Mon cher fils, me dit-il, je vous pardonne votre étonnement, vous avez jusqu’à ce moment vécu dans la société d’hommes corrompus, qui auront appris à douter de tout, à oublier le respect que l’on doit à celui qui a tout tiré du néant. La sagesse était pour eux un mot vide de sens ; mais lorsque vous la connaîtrez, qu’elle sera devenue pour vous une vertu pratique, vous ne la regarderez plus que comme une chose toute simple et aussi naturelle que l’air que vous respirez et qui est si nécessaire à votre existence. Vos blessures se cicatrisent, demain je commencerai votre éducation de sagesse et je vous donnerai la

TraducciónEspañol

32

obras donde, no teniendo otro interés que el de la verdad, y otro fin que la utilidad pública, rinden a las costumbres y a la virtud el homenaje que estas han obtenido en todos los tiempos y entre todos los pueblos.

Escuchaba a aquel buen anciano con una admiración mezclada de respeto; había dejado de hablar y yo creía oírlo todavía: una dulce majestad reinaba en todos sus rasgos, y la persuasión parecía manar de sus labios, como un arroyo límpido se escapa de una colina para fertilizar las praderas; se apercibió de mi admiración, que rayaba en éxtasis. —Mi querido hijo —me dijo—, os perdono vuestro asombro; hasta este momento habéis vivido en la sociedad de hombres corrompidos, que os habrán enseñado a dudar de todo, a olvidar el respeto que se debe a aquel que todo lo sacó de la nada. La sabiduría era para ellos una palabra vacía de sentido; pero cuando la conozcáis, cuando se haya convertido para vos en una virtud práctica, no la miraréis ya sino como una cosa muy sencilla y tan natural como el aire que respiráis y que es tan necesario para vuestra existencia. Vuestras heridas se cicatrizan; mañana comenzaré vuestra educación de sabiduría y os daré la

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

33

Première leçon.

Je vais maintenant à ma volière, donner à manger à mes prisonniers : comment, lui dis-je, à vos prisonniers ? avec votre philosophie et cet amour de l’humanité qui vous caractérise vous privez de la liberté des êtres vivants. Il sourit à mon observation. Mon cher fils, ce que je fais est nécessaire pour faciliter mes opérations mystérieuses ; mais le sort de ceux qui sont soumis à mes lois, est peut-être plus doux que s’ils jouissaient de leur entière liberté : d’ailleurs, ils n’en ont jamais connu le prix et ne peuvent la désirer. Demain vous saurez le mot de toutes ces énigmes, et il me quitta pour entrer dans le souterrain où il m’avait conduit lorsqu’il m’avait fait voir les coffres remplis d’or et de pierreries. Bientôt il revint. Je me levai, il me dit de m’approcher de la tente, et que nous allions prendre quelque chose avant de nous livrer au sommeil. Il enleva les papiers qui se trouvaient sur la table, il prit un siège, et il me dit de m’asseoir à ses côtés. J’obéis, et comme je ne voyais aucuns mets, il ajouta en riant : Cette nourriture n’est pas très-substantielle, mais un instant, et vous verrez que j’ai des cuisiniers et des esclaves aussi habiles qu’intel[...]

TraducciónEspañol

33

Primera lección.

Voy ahora a mi pajarera, a dar de comer a mis prisioneros: —¿Cómo, le dije, a vuestros prisioneros? Con vuestra filosofía y ese amor a la humanidad que os caracteriza, priváis de la libertad a seres vivientes. Sonrió ante mi observación. —Mi querido hijo, lo que hago es necesario para facilitar mis operaciones misteriosas; pero la suerte de quienes están sometidos a mis leyes es quizá más dulce que si gozasen de su entera libertad; por lo demás, nunca conocieron su valor y no pueden desearla. Mañana sabréis la clave de todos estos enigmas. Y me dejó para entrar en el subterráneo adonde me había conducido cuando me hizo ver los cofres llenos de oro y de pedrería. Pronto volvió. Me levanté, me dijo que me acercara a la tienda, y que íbamos a tomar algo antes de entregarnos al sueño. Retiró los papeles que se encontraban sobre la mesa, tomó un asiento y me dijo que me sentara a su lado. Obedecí; y como no veía ningún manjar, añadió riendo: —Este alimento no es muy sustancial, pero un instante, y veréis que tengo cocineros y esclavos tan hábiles como intel[...]

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

[...]ligents. Il prononça ensuite ces mots : A g [?], Gemenos, Tur, Nicophanta, et souffla trois fois sur un anneau qu’il avait au doigt ; aussitôt la salle fut éclairée par sept lustres de cristal de roche qui parurent à la voûte ; neuf esclaves entrèrent portant différents mets dans des plats d’or et du vin dans des vases de la plus grande richesse. Des parfums brûlaient sur des trépieds, et une musique céleste se fit entendre : tout fut déposé sur la table dans le plus bel ordre, et les esclaves se tinrent du haut autour de nous pour nous servir.

Vous voyez, mon fils, me dit encore le bon vieillard, que je n’ai qu’à commander pour être obéi : mangez, servez-vous, et choisissez ce qui pourra vous flatter ; je me rendis à l’invitation et tout ce que je goûtai était délicieux.

Je pris ma coupe, et du vin semblable au nectar coula dedans, son bouquet avant-coureur de son goût délicat flattait agréablement l’odorat : et lorsqu’il eut frappé mon palais et que j’eus savouré, il me sembla qu’un feu divin coulait dans mes veines et que j’acquérais une nouvelle existence.

Je regardais les esclaves qui nous servaient ; ils étaient tous dans la fleur de l’âge, de la plus grande beauté, vêtus de tuniques de

TraducciónEspañol

[...]ligentes. Pronunció a continuación estas palabras: A g [?], Gemenos, Tur, Nicophanta, y sopló tres veces sobre un anillo que tenía en el dedo; al instante la sala quedó iluminada por siete lámparas de cristal de roca que aparecieron en la bóveda; nueve esclavos entraron trayendo distintos manjares en platos de oro y vino en vasos de la mayor riqueza. Perfumes ardían sobre trípodes, y una música celestial se dejó oír: todo fue depositado sobre la mesa en el más bello orden, y los esclavos se mantuvieron en lo alto alrededor de nosotros para servirnos.

Ya veis, hijo mío, me dijo aún el buen anciano, que no tengo más que mandar para ser obedecido: comed, servíos y escoged lo que pueda halagaros; me rendí a la invitación y todo lo que probé era delicioso.

Tomé mi copa, y un vino semejante al néctar fluyó dentro de ella; su bouquet, precursor de su delicado sabor, halagaba agradablemente el olfato; y cuando hubo tocado mi paladar y lo hube saboreado, me pareció que un fuego divino corría por mis venas y que adquiría una nueva existencia.

Miraba a los esclavos que nos servían; todos estaban en la flor de la edad, de la mayor belleza, vestidos con túnicas de

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

soie rose avec des ceintures blanches; leurs cheveux blonds tombaient en boucles ondoyantes sur leurs épaules, et les yeux baissés et dans le respect, ils attendaient les ordres de leur maître. Le vieillard me laissa terminer mon examen, et il me dit ensuite : Mon fils, vous avez apaisé votre faim? oui mon père ; il leva la main, et dit : Osuam, Bedac, Acgos, et les esclaves s'empressèrent d'enlever tout ce qui était sur la table; ils sortirent, les lustres disparurent et deux lits de repos se placèrent de chaque côté de l'appartement, qui n'était plus éclairé que par la lampe qui jetait une lumière douce semblable au crépuscule.

Voilà, mon cher fils, la manière dont vous serez servi chaque jour, vos occupations varieront à l'infini et vous préserveront de l'ennui. Livrez-vous au sommeil, je vais en faire autant, et demain, dès que le jour paraîtra, je tiendrai la parole que je vous ai donnée. Mais, mon père, le jour ne pénètre jamais dans notre demeure; comment pourrez-vous connaître que l'aurore paraît? Cela dépend de ma volonté, mon fils, c'est encore une surprise que je vous ménage. A demain, dormez en paix! il me tendit la main, je la pressai sur mon

TraducciónEspañol

seda rosada con ceñidores blancos; sus cabellos rubios caían en bucles ondulantes sobre sus hombros, y con los ojos bajos y en actitud respetuosa, esperaban las órdenes de su amo. El anciano me dejó terminar mi examen, y me dijo después: Hijo mío, ¿habéis saciado vuestra hambre? sí, padre mío; él levantó la mano y dijo: Osuam, Bedac, Acgos, y los esclavos se apresuraron a retirar todo lo que estaba sobre la mesa; salieron, los candelabros desaparecieron y dos lechos de reposo se colocaron a cada lado del aposento, que ya no estaba alumbrado más que por la lámpara que arrojaba una luz suave semejante al crepúsculo.

He aquí, mi querido hijo, la manera en que seréis servido cada día; vuestras ocupaciones variarán hasta el infinito y os preservarán del aburrimiento. Entregaos al sueño, yo voy a hacer otro tanto, y mañana, tan pronto como aparezca el día, cumpliré la palabra que os he dado. Pero, padre mío, el día no penetra jamás en nuestra morada; ¿cómo podréis conocer que el alba aparece? Eso depende de mi voluntad, hijo mío, es aún otra sorpresa que os reservo. Hasta mañana, ¡dormid en paz! me tendió la mano, yo la estreché sobre mi

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

cœur; il approcha de son lit, se coucha et bientôt le sommeil s'appesantit sur ses paupières : je l'imitai, et peu de temps après je m'endormis.

Lorsque j'ouvris les yeux, la lampe avait disparu, le jour éclairait la chambre et les rayons du soleil y pénétraient; le vieillard se promenait, des livres à la main ; le mouvement que je fis interrompit sa lecture, il me regarda en souriant, je me levai avec précipitation et je volai dans ses bras qu'il m'ouvrit : Mon père, je vous salue ! vous avez bien reposé? me dit-il, mon cher fils, j'en juge par le calme qui règne sur votre visage : rendez hommage à Dieu qui vous a permis de jouir encore de ce beau jour qui vous éclaire, et avant que de vous initier aux mystères de la sagesse, j'aurai un entretien avec vous sur un point de ma doctrine qui exige des développemens.

Il me présenta un livre, et l'ouvrit en me disant : voici à la première page, la prière que vous devez adresser au Grand Être; et je lus ce qui suit :

ORAISON DES SAGES.

« Immortel, éternel, ineffable et sacré » Père de toutes choses, qui es porté sur

TraducciónEspañol

corazón; se acercó a su lecho, se acostó y pronto el sueño se hizo pesado sobre sus párpados: yo lo imité, y poco tiempo después me dormí.

Cuando abrí los ojos, la lámpara había desaparecido, el día iluminaba la habitación y los rayos del sol penetraban en ella; el anciano se paseaba, con libros en la mano; el movimiento que hice interrumpió su lectura, me miró sonriendo, me levanté precipitadamente y volé a sus brazos que me abrió: ¡Padre mío, os saludo! ¿Habéis reposado bien?, me dijo, mi querido hijo, lo juzgo por la calma que reina en vuestro rostro: rendid homenaje a Dios que os ha permitido gozar todavía de este hermoso día que os ilumina, y antes de iniciaros en los misterios de la sabiduría, tendré una conversación con vos sobre un punto de mi doctrina que exige desarrollos.

Me presentó un libro y lo abrió diciéndome: he aquí, en la primera página, la oración que debéis dirigir al Gran Ser; y leí lo que sigue:

ORACIÓN DE LOS SABIOS.

«Inmortal, eterno, inefable y sagrado Padre de todas las cosas, que eres llevado sobre

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TranscripciónFrancés (s. XIX)

» le chariot, roulant sans cesse, des mondes qui tournent toujours. Dominateur des campagnes Éthériennes, où est élevé le trône de ta puissance, du haut duquel tes yeux redoutables découvrent tout, et tes belles et saintes oreilles écoutent tout. Exauce tes enfans que tu as aimés dès la naissance des siècles ; car ta durée, et grande et éternelle majesté, resplendit au-dessus du monde et du ciel, des étoiles, tu es élevé sur elles ; ô feu étincelant, là, tu t’allumes, et t’entretiens toi-même par ta propre splendeur, et il sort de ton essence des ruisseaux intarissables de lumières qui nourrissent ton esprit infini. Cet esprit infini produit toutes choses, et fait ce trésor inépuisable de matière, qui ne peut manquer à la génération qui l’environne, toujours à cause des formes sans nombre dont elle est enceinte, et dont tu l’as remplie au commencement. De cet esprit tirent aussi leur origine ces rois très-saints qui sont debout autour de ton trône, et qui composent ta cour, ô père universel ! ô unique ! ô père des bienheureux mortels immortels ! et tu as créé en particulier des puissances qui sont [merveilleusement?] semblables à ton éternelle

TraducciónEspañol

la carroza, que rueda sin cesar, de los mundos que giran siempre. Dominador de las campiñas Etéreas, donde está elevado el trono de tu poder, desde lo alto del cual tus ojos temibles lo descubren todo, y tus hermosas y santas orejas lo escuchan todo. Atiende a tus hijos, a quienes amaste desde el nacimiento de los siglos; pues tu duración, y tu grande y eterna majestad, resplandece por encima del mundo y del cielo, de las estrellas: tú estás elevado sobre ellas; oh fuego centelleante, allí te enciendes y te mantienes tú mismo por tu propio esplendor, y de tu esencia salen arroyos inagotables de luces que alimentan tu espíritu infinito. Este espíritu infinito produce todas las cosas, y forma ese tesoro inagotable de materia, que no puede faltar a la generación que lo rodea, siempre a causa de las formas sin número de que está preñada, y de las que tú la llenaste en el principio. De este espíritu toman también su origen esos reyes santísimos que están de pie alrededor de tu trono, y que componen tu corte, ¡oh padre universal! ¡oh único! ¡oh padre de los bienaventurados mortales inmortales! y has creado en particular potencias que son [¿maravillosamente?] semejantes a tu eterna

Grimorium · grimorium.lat · CC BY 4.0 · Ficha