
TranscriptioFrancogallica (saec. XIX)
[...]tie jour en jour. C'est à cette époque que la bibliothèque reçut les œuvres de Sophocle, d'Eschyle et d'Euripide. Elle se trouvait placée dans le Sérapeion (temple de Sérapis). Lors du siège d'Alexandrie, César, en ordonnant d'incendier la flotte égyptienne, fut la cause involontaire de la destruction presque complète de la première des deux collections ; 400,000 volumes furent la proie des flammes, suivant P. Orose.
Une nouvelle bibliothèque fut reformée dans le même palais et c'est, — qui le croirait ? — la reine Cléopâtre qui s'intéressa le plus activement à son accroissement. Elle avait, d'ailleurs, reçu de Marc-Antoine tous les livres que ce général avait pris à Pergame, et elle avait eu là un premier et fort important contingent pour reconstituer cette splendide collection.
Pendant la domination romaine, la bibliothèque fut pillée plusieurs fois. Enfin, quand le farouche lieutenant de Mahomet s'empara de la ville, on sait, ce qu'il répondit à ceux qui le priaient d'épargner de tels trésors : « Si cette bibliothèque renferme le Coran, elle est inutile : nous l'avons tous. Si elle ne le renferme pas, elle est encore plus inutile. Brûlez-la ! »
Et elle fut réduite en cendres.






